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Dernières nouvelles, tendances, rumeurs du marché du vélo électrique
Newsletter novembre 2017
Ce texte est entrain d'être écrit, il n'est ni fini, ni corrigé... Patience : dans quelques jours ce sera fait ! (31.10.2017)
2018 : boom du VTT électrique !
Les tendances
Les leaders
Les moteurs
Que de chemin parcouru depuis quelques années ! Le VTT électrique (E-Mountain) est maintenant devenu une réelle alternative aux passionnés de vélo tout terrain.
Il y a encore trois ans, la majorité des clients étaient des clientes désirant égaliser leur force par rapport à leur copain, ami, mari, frère, cousin etc... Et quelques hommes, un peu honteux, s'excusant presque d'être un brin paresseux... L'évolution énorme de la qualité des moteurs et le réveil des designers, ont engendré des engins de toute beauté, efficace, agréable et qui font maintenant l'unanimité : oui la pratique du E-Mountain est encore du sport, certes plus doux si on le souhaite, plus accessible à tous les niveaux, mais terriblement excitant !
L'objet est beau, entre la moto haut de gamme et le VTT classique. Chevaucher une de ces merveilles technologiques permet de démultiplier le potentiel de chacun : parcourir plus de kilomètres, plus de dénivelé, plus de plaisir, plus de sensations...
Les champions s'y mettent, des compétitions se créent, les jeunes ne considèrent plus ces vélos électriques comme des vélos réservés aux plus faibles.
Tout le monde s'y met, parce que c'est tout simplement génial.
Le marché du vélo électrique est entrain d'être complètement chambouler par cette nouvelle donne : certaines marques pour la première fois vont vendre (en 2018) plus de VTT électriques que de VTT (dans le milieu et haut de gamme).
Le client désirant acquérir un de ces engins ébouriffants peut être d'ailleurs perturbé par l'offre gigantesque : des centaines de modèles sont proposées par des dizaines de marques.
Autant le dire tout de suite : il faut casser sa tirelire si vous souhaitez obtenir tout le potentiel de la technologie actuelle. Un tarif de moins de 4'000.- est considéré comme abordable, et les plus haut de gamme vont atteindre parfois des sommets (plus de ...10'000.- pour le top du top...).
Car pour fabriquer les meilleurs VTT électriques, il faut assembler un moteur d'une des grandes marques (fiabilité et service après-vente), une batterie avec suffisamment d'autonomie, des suspensions avant et arrière de qualité, des freins sur-puissants, et un design (batterie intégrée) qui fait rêver... Et le trop bon marché n'est tout simplement pas possible dans ce domaine sous peine de grosses désillusions (pannes, pas de service, pas d'autonomie, voire casse de matériel pour le bas de gamme à moins de 2'000.-).
De plus il ne faut pas s'attendre à des prix cassés : les fabricants n'arrivent pas tous à suivre la demande tant elle est importante. Se rabattre sur les grandes surfaces ? Faites-vous confiance à un vendeur de meubles, de conserves ou de fringues pour vous conseiller, pire de trouver les pannes, pire de réparer un engin bourré d'électronique ?
Internet ? Le vélo arrive démonté, la garantie est minimale (chez nous c'est 4 ans), et il faut renvoyer le vélo en carton à la centrale ? 
Achèteriez-vous un scooter à la Coop ? Non ? Pour le E-Mountain la technologie est plus pointue que pour les deux roues à essence... C'est vous qui voyez dirait un duo d'humoristes bien connus...
Les tendances 2018
Les designers ont bien bossé : les VTT électriques sont presque tous magnifiques... Batteries totalement intégrées, moteurs de plus en plus compacts, lignes épurées, couleurs à la mode : ils sont tous plus beaux les uns que les autres. Même une marque comme Flyer, qui avait tendance à être un peu trop sage, trop suisse, et avait une image "pépère", a conçu des VTT électriques de toute beauté.
Les marques sont allemandes ou suisses en grande majorité. Les moteurs sont allemands ou japonais. Le marché du VTT haut de gamme est quasi exclusivement européen. Pour une fois que l'Europe (avec la Suisse) est à la pointe de l'innovation, devançant même très largement les américains !
Le top des moteurs pour E-Mountain 2018 
Bosch, Shimano, Panasonic, Yamaha, Brose se partagent à 90% le marché du milieu et haut de gamme. Avec plus de 75% pour les deux premiers (chiffres pas officiels, mais à vue de nez on ne doit pas être loin de la réalité)...
Chez Bosch, c'est le moteur Performance CX qui est dédié aux E-Mountain. Premier à être présent depuis quelques années, il a l'avantage d'être celui qui pose le moins de problèmes insolubles aux mécanos : l'expérience est là, le service après-vente est rodé et est cité en exemple (surtout en Suisse grâce à la maison Fuchs Movesa qui fait un boulot fantastique). Trois employés sont engagés à temps plein pour assurer le suivi des garanties qui arrivent de toute la Suisse. Souvent un seul jour permet de régler un cas de garantie, même les plus compliqués. Exemplaire, c'est le mot.
Beaucoup de couple (on parle en NM newton-mètre), avec une sensation de grande puissance en pleine montée, c'est également un moteur un peu moins cher que la concurrence. Grande nouveauté en 2018 : les fameuses batteries intégrées.
Seul bémol : la batterie culmine à 500 WH ce qui est un peu juste pour les grimpeurs adeptes des plus gros dénivelés... Et les plus pointus trouvent que le moteur a trop de frottements quand il n'est pas activé (soit en mode off, soit au-dessus de bridage légal de 25 kmh). Il est vrai que le moteur Bosch à des engrenages supplémentaires par rapport aux autres moteurs (c'est dû au plateau miniaturisé qui tourne 2 fois et demi moins vite que la rotation des manivelles).  Rien n'est jamais parfait...!
Chez Shimano, énorme fabricant japonais leader incontesté des composants pour vélos (dérailleurs, pédaliers, roues, etc..), c'est le moteur E-8000 qui est proposé aux amateurs de E-Mountain. C'est actuellement considéré comme l'un des meilleurs moteurs (le meilleur ?). Ergonomie, compacité (le plus petit), puissance, réglages fins de l'assistance (niveaux personnalisables), beauté de la finition, etc.. c'est un petit bijou. Il permet une intégration au pédalier très peu visible, et les frottements lors du pédalage sont peu sensibles (15% de moins que le moteur Bosch, ce qui est un régal pour les puristes qui aiment parfois pédaler en mode off). On perçoit que les ingénieurs de Shimano ont pu se baser sur leurs concurrent, sur leurs points forts, en essayant d'améliorer tous les points plus faibles. Ce moteur est proche de la perfection.
Un bémol ? Ben le peu de recul (une année maintenant), et donc fatalement plus de temps à chercher les premières pannes par manque d'expérience. Mais comme les pannes sont rares, et que le service après-vente en Suisse est le même que pour ... Bosch (et donc optimal), on va dire que ces bémols sont minuscules...
Autre différence du moteur Shimano par rapport à Bosch : les batteries ne sont pas automatiquement de la même marque. Les fabricants ont l'autorisation de proposer d'autres batteries, et elles ne s'en privent pas (contrairement à Bosch qui interdit tout mélange). Du positif : grosse autonomie chez certaines marques, voir double batterie chez Focus par exemple. Du négatif : parfois on ne sait pas trop d'où viennent ces batteries (attention à la durée de vie).